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La réforme des rythmes scolaires

Dernier ajout : 13 juin 2014.

Les écoliers français subissent des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde. Or cette extrême concentration du temps d’enseignement, unique à la France, est inadaptée et préjudiciable aux apprentissages. Elle est source de fatigue et de difficultés scolaires. La réforme des rythmes scolaires vise à mieux répartir les heures de classe sur la semaine, à alléger la journée de classe et à programmer les enseignements à des moments où la faculté de concentration des élèves est la plus grande.
Un décret, publié le 26 janvier 2013, précise le cadre réglementaire national de la nouvelle organisation du temps scolaire, à l’intérieur duquel des adaptations locales seront possibles. Les points majeurs sont :

  • L’étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin.
  • Une journée de classe de maximum 5 heures 30 et une demi-journée de maximum 3 heures 30.
  • Une pause méridienne de 1 heure 30 au minimum.
  • Des activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement seront organisées en groupes restreints afin d’aider les écoliers rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, d’accompagner le travail personnel des autres élèves ou de mettre en place une activité prévue par le projet d’école, le cas échéant en lien avec le projet éducatif territorial.
  • Des déclinaisons locales seront possibles à l’intérieur du cadre réglementaire national afin de prendre en compte les contraintes et les atouts des différents territoires et de permettre à ces derniers de mener à bien leurs ambitions éducatives.
  • Un certain nombre de dérogations – notamment le choix du samedi matin au lieu du mercredi matin – pourront être accordées. L’intérêt des élèves étant la priorité absolue, ces dérogations devront être justifiées par les particularités du projet éducatif territorial et présenter des garanties pédagogiques suffisantes.

Cette réforme implique la concertation entre les services de l’éducation nationale et les collectivités territoriales à chaque niveau. L’objectif est d’articuler au mieux les temps scolaire et périscolaire, en visant la complémentarité entre les différentes activités proposées aux élèves au cours de la journée, et de permettre une adaptation aux situations locales.
Un projet éducatif territorial (PEDT) peut être élaboré à l’initiative de la collectivité territoriale. C’est un cadre de collaboration locale qui rassemble, autour de la collectivité territoriale, l’éducation nationale et l’ensemble des acteurs intervenant dans le domaine de l’éducation.

En 2010, l’Académie Nationale de Médecine à présenté un rapport sur l’Aménagement du temps scolaire et santé de l’enfant. Il en ressort que :

  • L’enfant arrive fatigué à l’école (8 h 30) quelle que soit la durée de son sommeil la nuit précédente, puis il va augmenter progressivement ses capacités d’attention et d’apprentissage dans la matinée avec un pic vers 10 – 11 h, celles-ci vont ensuite diminuer en début d’après-midi et être à nouveau performantes vers 15 – 16 h.
  • La fatigue de l’enfant à l’école est également en rapport avec ses rythmes biologiques qui ne sont plus en phase avec l’environnement aussi bien dans les 24 h (diminution du temps de sommeil) que dans la semaine avec la coupure du week-end pendant laquelle l’enfant se couche encore plus tard que pendant la semaine et se réveille plus tard le lendemain.
  • Les semaines de 4 jours, 4 jours et demi ou 5 jours de classe ont fait l’objet de recherches qui montrent que l’aménagement hebdomadaire en 4 jours n’est pas favorable à l’enfant car celui-ci est plus désynchronisé le lundi et le mardi matin que dans la semaine habituelle de 4 jours et demi. Par ailleurs, un certain nombre d’études ont établi que les performances mnésiques sont meilleures après un week-end de un jour et demi comparé à un week-end de deux jours comme dans la semaine de quatre jours actuelle.
  • La solution idéale n’existant pas, il faut trouver un compromis entre l’intérêt de l’élève et les besoins de l’adulte. Il faut tenir compte également de la vie et de l’activité de l’élève en dehors de l’école. Ce compromis nécessite l’avis des enseignants, parents, scientifiques, responsables de mouvements associatifs, décideurs.
  • Il serait important de retarder l’entrée des enfants en classe en créant une période intermédiaire d’activités calmes en début de matinée.
  • Deux débuts sont difficiles pour l’enfant : début de matinée et début d’après-midi.
  • Recommandations (entre autres) : Aménager la semaine sur 4 jours et demi ou 5 jours en évitant la désynchronisation liée à un week-end dont le samedi matin est libre.

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